La reprise économique est-elle solide ?
Peut-on parler de reprise durable de la
consommation et des investissements ? Ou sommes-nous entrain d’assister à un effet de rattrapage conjoncturel qui fait suite à la chute de l’activité depuis 2008 ?
Les marchés financiers sont plutôt optimistes grâce aux résultats des sociétés qui ont été meilleurs que prévus.
La hausse du chômage constitue, quant à elle, un frein important à la croissance. La
consommation des ménages a bien résisté depuis le début de la crise mais le pouvoir d’achat des ménages pourrait repartir à la baisse dès le quatrième trimestre.
La
consommation devrait souffrir à la fois de la remontée du chômage et de la remontée des prix dans les mois à venir car la désinflation arrive à sa fin.
La pénurie de crédit constitue également un frein important sinon majeur à la reprise de la croissance.
L’offre en matière de crédit est réduite malgré les engagements des établissements bancaires.
La baisse de la production de nouveaux crédits à la
consommation touche également le secteur du rachat de crédits puisque les rachats de crédits locataires sont effectués grâce à des prêts personnels.
Les conditions d’octroi des crédits immobiliers restent difficiles malgré une baisse des taux depuis 8 mois: un point pour les taux fixes et deux points pour les taux variables. Ce durcissement des conditions d’accès au crédit immobilier pénalise également le rachat de crédits puisque les opérations de rachat de crédits pour propriétaire se font avec des crédits immobiliers hypothécaires ou cautionnés.
Moins de dossiers de rachat de crédits qui obtiennent un accord c’est moins de pouvoir d’achat débloqué…
(17/05/2012)