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ACTUALITES DU RACHAT DE CREDIT > Le crédit à la consommation

Le recours au crédit à la consommation

Pour les uns, le crédit est souvent associé à un mal nécessaire ou à une solution de dernier recours en cas de soucis de trésorerie ponctuels.

Pour les autres, le crédit est un outil de gestion qui permet d'équilibrer ou de contrôler le budget des ménages.

Pour soutenir leur appétit d'achat les français hésitent cependant, de moins en moins, à emprunter. Le contexte économique actuel est morose mais les français n'ont pas renoncé à acheter.

La plupart des français estiment que le recours au crédit est indispensable pour accéder à certains biens et notamment immobiliers.

Les français ont recours au crédit, et ce, quels que soient leurs revenus. On notera qu'il existe un nombre important de personnes exclues du crédit en raison de revenus trop modestes ou d'emplois précaires. D'après un rapport remis au ministre des Finances au mois de janvier 2006, 600 000 ménages à revenus modestes n'ont pas accès au crédit, en raison d'un problème de rémunération de la banque par rapport à la prise de risques. Il est bien évident que les banques ne peuvent prêter qu'avec une rémunération du risque, c'est pourquoi il faut trouver un juste équilibre pour élargir l'accès au crédit.

Le crédit est bien sûr utile à l'individu, mais c'est aussi sur le plan national un facteur majeur de la croissance économique. C'est pourquoi le gouvernement s'efforce d'ouvrir les vannes du crédit afin de soutenir la consommation française.

En parallèle, ce dernier prévoit des dispositions pour réduire l'exclusion financière, grâce à des accords avec les banques pour les personnes qui travaillent avec un « contrat nouvelle embauche » ou un « contrat première embauche », des réformes concernant le taux d'usure ou la mise un place d'un crédit hypothécaire...

Le secteur bancaire met en avant l'utilisation judicieuse du crédit et sa légitimité afin que le rapport des français au crédit à la consommation se normalise. L'endettement moyen des français est relativement bas au regard de la plupart de ses homologues européens. Le français reste prudent, il compare et réfléchit avant d'acheter ou de contracter un crédit (d'où le succès des sites Internet de comparateurs de taux).

Le crédit à la consommation continue sa forte progression (9%) en 2005, mais le crédit immobilier a une progression deux fois moins importante en 2005 qu'en 2004 (10,5% contre 26,5%).

Le montant de l'ensemble des crédits a atteint 90,7 milliards d'euros en 2005, c'est-à-dire une progression de 8,8% depuis 2004.

Le montant du crédit à la consommation a atteint 40,7 milliards d'euros, d'après les chiffres de l'Association Française des Sociétés Financières (ASF).

Le crédit renouvelable ou « renouvelable » a représenté 16,7 milliards d'euros : c'est-à-dire plus 5,9% par rapport à 2004.

Le crédit pour financement affecté a représenté 11,8 milliards d'euros soit 6,4% de plus qu'en 2004.

Le crédit pour prêt personnel a représenté, quant à lui, 9,8 milliards d'euros soit une augmentation de 17,5% depuis 2004.

Le crédit pour location avec option d'achat ou LOA a augmenté de 12,8% et a représenté 2,4 milliards d'euros.

Le crédit est donc l'instrument qui permet au français d'éviter de différer un achat, il est aussi perçu comme nécessaire pour les dépenses imprévisibles.

Il est important de ne pas faire un parallèle entre le développement des offres de crédit et le marché en pleine expansion de la restructuration de crédits.

La multiplication des offres de crédit, le recours de plus en plus fréquent à ce dernier ne sont pas nécessairement à l'origine des problèmes d'endettement devenus trop difficiles à gérer au quotidien. N'oublions pas qu'un accident de la vie : chômage, maladie, divorce... est majoritairement à l'origine d'un glissement vers le surendettement.

De nombreuses réformes sont en cours pour élargir l'accès au crédit, tout en renforçant la confiance du consommateur et en l'informant de ses droits.

L'image du crédit à la consommation n'est plus dégradée, mais gardons à l'esprit que le recours à ce type de crédit ne doit pas être systématique en cas de problèmes de trésorerie afin d'éviter le surendettement qui est au coeur des préoccupations des législateurs.



(10/02/2012)



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