Défaillances d'entreprises et rachats de crédits
Nombre de défaillances d’entreprises et de
rachats de crédits en augmentation…
L’année dernière le nombre de procédures de redressement et de liquidation judiciaires a augmenté de 11,4% avec 61 595 jugements d’ouverture.
Ces chiffres se sont stabilisés à un niveau historiquement haut mais sont cependant inférieurs aux estimations qui prévoyaient une augmentation du nombre de défaillances de 20%.
La progression du nombre de défaillances a entrainé une augmentation du nombre de demandes de
rachats de crédits : des solutions financières qui répondent aux problèmes de baisse ou de perte de revenus.
Avec un
rachat de crédits un artisan, un commerçant ou une profession libérale peut regrouper ses encours aussi bien professionnels que personnels afin de rééquilibrer ses budgets, un
rachat de crédits peut même être mis en place en anticipation de difficultés financières.
Les opérations de
rachats de crédits servent également à assainir les budgets des salariés qui ont subi un licenciement économique ou qui se retrouvent au chômage partiel.
Les entreprises peuvent, quant à elles, bénéficier depuis 2006 de la procédure de sauvegarde qui permet aux débiteurs qui ne sont pas encore en état de cessation de paiements mais qui ont des difficultés de pouvoir geler leurs dettes de façon à préserver leur activité.
La consommation des ménages va conditionner la reprise économique et il n’est pas exclus que certains secteurs d’activité préservés jusqu’à maintenant puissent souffrir des conséquences de la crise courant 2010.
Il ne faut pas en effet oublier que la mise en œuvre du plan de relance a amorti certaines difficultés : remboursements anticipés des créances fiscales, aides au secteur automobile, baisse de la TVA pour la restauration et les cafés qui a couvert les déficits de trésorerie…
La demande des ménages pourrait être moins importante, la tendance étant actuellement plutôt orientée vers une hausse de l’épargne.
A suivre…
(18/02/2010)